Définir ce qui est important et commun (territoire, ressources, ambitions, projets)

Ce qui crée de la cohésion dans une population diversifiée, c'est on l'a dit, la reconnaissance des diversités, tolérantes, et mieux encore, fraternelles.  C'est nécessaire mais pas suffisant.

Car une ville ne peut pas vivre sans projet partagé. Ce qui suppose une vision commune. Yérim Fassa, Maire de Rosso, nous montre que la connaissance d'un pays, d'une ville dans son contexte donne lieu à une vision, c'est-à-dire à une capacité de se projeter pour tous qui soit possible et stimulante à la fois. 

Développer une vision, c'est refuser le cours des choses, qui, si on laisse faire, dégénèrent.  Le Maire, en assumant une vision partageable par tous doit faire preuve de volontarisme et d'énergie pour conjurer le scepticisme et le défaitisme. Une fiche méthodologique de vision est ici présentée, ainsi que l'attitude de recadrage développée par l'école de Palo Alto.

Fiche opérationnelle

Exemple de méthode à l’usage d’un Maire  pour développer une vision partagée entre participants représentatifs de populations diversifiées.

fiche

Conseils pour élaborer ensemble une vision :

  • ne pas chercher à aller trop vite : les accords rapides sont artificiels et se défont
  • ne pas aller trop lentement : la lassitude et le scepticisme sont les ennemis des réunions réussies
  • veiller à l’équité dans la prise de parole
  • un animateur professionnel est efficace, ou au pire un bon fusible
  • il est plus facile et efficace de parler en dernier qu’en premier
  • laisser au temps le temps : entre deux phases il est utile de laisser quelques jours
  • travailler sur la communication de la vision : quand elle est vivante il faut la diffuser et l’expliquer
  • une bonne vision se décline en décisions sans quoi on l’oublie.